Remonter au niveau supérieur de l'arborescence "Wonder Mai 68"

 

 

Wonder, mai 68

L'affaire Wonder.

 

 

L'affaire" commence le 6 octobre 1970, ...

 

Le Récitant (Salut Woody)

Vous dites que l'affaire Wonder a commencé le 6 octobre 1970.

 

Jacques Willemont

Oui. Avant c'était une mise à mort symbolique du film et, indirectement, de moi.

Je parle de la disparition des élements de montage le 14 juillet 1968.

 

 

Cliquez sur l'image pour l'aggrandir.

 

L'affaire qui dure depuis bientôt 50 ans a commencé lorsque Jean-Denis Bonan autorise la société M.K.2 production à produire et exploiter un court-métrage tiré d'une oeuvre originale intitulée "Wonder" dont il affirme être le seul auteur.

 

Le choeur

Où est le problème ?

 

Liane Willemont

Jean-Denis Bonan n'a participé, ni à la préparation, ni au tournage, ni au montage.

Il s'agit d'un contrat de complaisance.

 

Le récitant

Qui a demandé à Jean-Denis Bonan de faire ce faux ?

 

Jacques Willemont

Ce n'est pas la peine de lui demander, l'homme qui est derrière tout cela est le même, me semble-t-il, que le rédacteur de ce foutu rapport anonyme, celui que Jean Lasave, réalisateur de son état, a  cru bon faire parvenir à la ville de la Ciotat le 25 septembre 2013 alors que nous étions à quelques jours de l'inauguration du Festival "Cris du monde".

 

Le récitant

Qui ? Pourquoi ?

 

Jacques Willemont

Répondre à la première question, c'est répondre à la seconde. 

Je crois qu'il faut lire ce rapport. Commençons.

 

Page 1 du rapport intitulé "Le film Wonder"

 

Jacques Willemont

Que lit-on ?

1 - du 16 mai au 20 mai : 

- Les modalités d'occupation

- La création d'une association.

Pour information, le bureau est composé de : 

- Daniel EDINGER (président)

- Richard COPANS (vice-président)

- Michel CENET

- Dominique CHAPUIS.

Rien à redire.

Passons à la page 2.

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Page 2 du rapport intitulé "Le film Wonder"

 

Jacques Willemont

Que lit-on ?

1 - suite du 20 mai : 

- Les modalités d'utilisation du matériel.

Il est précisé que l'association dirigée par son bureau assure la production et la régie.

Rien à redire.

 

2 - Le projet "Wonder" 

C'est à partir de cet endroit du texte que le "rapporteur"  commence à déconner sérieusement.

 

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Le Récitant

Qu'est-ce qui ne va pas ? 

 

Jacques Willemont

Lisez le chapitre en bas de la page 2  :

Début juin 1968 Jacques WILLEMONT, élève de 2ème année de l'IDHEC (23ème promotion) propose aux élèves de tourner un film donnant la parole à chacun des groupes politiques présents dans la lutte, dressant ainsi une sorte de catalogue des différentes composantes du "Mouvement", de leur convergences et de leurs divergences. Il souhaite commencer par l'O.C.I.-FER.

 

Liane Willemont 

C'est plus qu'inexact. C'est faux. Et le rédacteur du texte le sait.

Jacques tourne au moins depuis le 24 mai.

Le 25, si j'ai bon souvenir, nous enregistrons

un entretien avec Charles Berg, secrétaire général de l'OCI (organisation communiste internationale).

La scène se passe dans les locaux de l'OCI.

Voilà un extrait muet.

 

Cliquez sur l'image pour visionner l'extrait

de l'entretien av ec CHARLES BERG.

 

Le choeur

Mais l'image n'est pas datée. Vous auriez pu tourner cete séquence plus atrd.

 

Liane Willemont

Heureusement : il y a eu Charlety

 

Jacques Willemont

Le 27 mai, j'accompagne Charles Berg à Charlety. C'est quoi Charlety ?

Trente-cinq mille personnes ont répondu à l'appel de l'UNEF lundi 27 mai en se rendant à un grand rassemblement de contestation au stade Charléty. Le PSU, la Fédération, le SNES, la CFDT et FO se sont associés à l'initiative. En revanche, le Parti communiste, la CGT et le mouvement du 22-Mars ont condamné l'initiative. (extrait de l'Obs du 28 mai 2008).

 

Cliquez sur l'image pour visionner l'extrait.

 

Liane Willemont

Cette séquence, disparue le 25 juillet 1968, a été retrouvée par  Sébastein Layerle aux Archives royales de Belgique.

Ramenée en France aux Archives françaises du film à Bois d'Arcy, elle a été numérisée par l'INA, comme toutes les autres bandes. Nous en avons obtenu une copie.

 

Le Récitant (qui persiffle)

Que faisiez-vous Willemont entre le 27 mai (et peut-être même le 24 mai) et le 5 juin ?

 

Jacques Willemont

Je passais à l'IDHEC tous les jours. Et je filmais tous les jours aussi. A l'OCI. A Charlety et surtout à Levallois-Perret, à la SIDI, une imprimerie gérée pendant quelques semaines par des militants de l'OCI, sous la férule d'un certain Martial (nom de code). 

 

 

 

 

Cliquez sur l'image pour visionner l'extrait.avec Martial.

 

Le choeur

Qui tient la caméra ?

 

Jacques Willemont

Ce n'est pas moi évidemment, puisque je suis dans le cadre. Comme ce fut le cas pour Wonder.

 

Liane Willemont

Jacques avait passé un accord. Richard Copans nous avait téléphoné. Chez l'amie chez qui nous logions exceptionnellement, parce qu'il n'y avait de téléphone dans notre chambre de bonne.

Il souhaitait que Jacques prenne les étudiants de première année en main. Qu'il leur donne un cours.  

 

Jacques Willemont

De prise de vue en reportage. C'est ce que je pouvais faire de mieux.

 

Liane Willemont

Comme j'assurais la prise de sons pendant les tournages, il fallait seulement trouver tous les jours un étudiant de première année pour tenir la caméra.

Souvent, n'ayant trouvé personne de libre, c'est Jacques qui filmait.

 

Le choeur

Selon le "rapport" cela ne s'est pas passé comme cela. Vous auriez constité officiellement une équipe.

La préparation est entreprise avec le CAC-IDHEC : mise à disposition en fonction
des plannings d'une caméra Arriflex B.L., d'un magnétophone Perfectone, de
pellicule 16mm inversible noir et blanc Gevaert 36, de bandes magnétiques 6,25,
d'essence (denrée rare), etc., et constitution d'une équipe composée de Jacques
WILLEMONT, Pierre BONNEAU, Roland CHICHEPORTICHE (dit PORTICHE) et de
Liane ESTIEZ

 

Jacques Willemont

Cela n'a aucun sens puisque l'équipe de base, c'était Liane et moi. Bonneau n'est semble-t-il venu qu'une fois. Pour Wonder justement. C'est lui qui me l'a confirmé lorsque nous avons signé le contrat Scam. Le 2 février dernier. Ou j'ai mal compris. Chicheportiche n'est venu qu'une fois. Peut-être deux. Alors que j'ai tourné un douzaine de séquences.

Où était Pierre Bonneau ? Lui qui pensait que pour Wonder nous n'avions qu'une bobine de film ?

 

Liane Willemont

D'autres sont venus avec nous. François Jalebert, un étudiant canadien de seconde année en prise de vues, nous a accompagé une fois ou deux. Cenet, Chapuis peut-être. C'est loin tout cela.

 

 

 

 

Cliquer pour visionner un autre extrait

d'un entretien à la SIDI

 

Le choeur

Richard Copans n'a-t-il pas dit qu'il ne se souvenait plus de son appel téléphonique vers le 23 mai ? 

 

 

 

 

 

 

Cliquer pour visionner un autre extrait

d'un entretien à la SIDI

 

Jacques Willemont

J'adorais en mathématique, mener des raisonnements par l'absurde. Faisons de même pour cette affaire.

Je suis fin mai 68, l'un des étudiants de seconde année qui figure parmi les plus prometteurs. Je tourne beaucoup. Je tiens la caméra sur divers films documentaires. Je suis assitant à l'image sur des films de fiction.

                                                 Avec Quinto Albicocco, par exemple, ...

Cliquer pour visionner un extrait

d'un autre entretien (je ne filmais

pas que Berg).

 

Jacques Willemont

J'adorais en mathématique, mener des raisonnements par l'absurde. Faisons de même pour cette affaire.

Je suis fin mai 68, l'un des étudiants de seconde année qui figure parmi les plus prometteurs. Je tourne beaucoup. Je tiens la caméra sur divers films documentaires. Je suis assitant à l'image sur des films de fiction.

                                                 Avec Quinto Albicocco, par exemple, ...

Cliquer pour visionner un extrait

d'un concert-meeting de la FER.

 

Liane Willemont

Pourquoi Jacques aurai-il confié la caméra ... à un étudiant de permière année.

Regardez cette image. L'étudiant-caméraman n'est pas encore très sûr question "mise au point" !

 

 

 

 

Cliquer pour visionner un extrait

d'un meetin de la FER.

 

Le récitant

Pourquoi ne demanderiez-vous pas à Copans si, l'âge venant - et la sagesse aussi - il ne se souviendrait pas de son appel téléphonique ?

 

 

 

 

 

Cliquer pour visionner un extrait

d'une séqunce "vie quotidienne" à l'OCI

 

Jacques Willemont

Bonne idée. On verra bien ce qu'il répond.

En attendant, passons à la page 3.

 

 

 

 

 

 

Cliquez sur l'image pour visionner la lettre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cliquez sur l'image pour visionner la REPONSE

 

 

Jacques Willemont

Si vous permettez, je vais faire état d'un email qui est arrivé sur la page facebook du festival CRIS DU MONDE que j'ai fondé en 2013.

Comme par hasard :

- il est arrivé le xxx, quelques jours après le dossier envoyé par Jean Lasave

- l'auteur est un militant CGT audiovisuel.

xxx

 

Sans autre commentaire.

 

Liane Willemont

Si, si. Il faut rappeler que Pasteur a réfuté la génération spontanée.

L'église - comme certains partis politiques qui relèvent du religieux - admettent que l'impossible est possible.

Cela s'appelle la foi, ou la connerie.

 

 

 

(l'image présente le schéma de la bouteille

à col de cygne utilisée dans les expériences

de Pasteur pour réfuter la génération spontanée)..

 

Jacques Willemont

Monsieur xxx sera élu par mes soins dans l'Académie des 40 crétins.

J'avais fait savoir depuis longtemps que toutes les bandes sons du tournage (celles au format 6,35 mm, pas les 16mm) avaient été déposées à Bois d'Arcy. xxx aurait dû se renseigner auprès de ses copains CéGétistes (Edinger et Bonneau) avant de dire des bétises.

 

Pour en finir avec la CGT qui, bonne mère (comme l'Eglise) a acceuilli tous les Trotskistes qui lui avaient craché dessus en 68, j'ai créé une page "La CGT contre Willemont".

Après, on tourne la page.

 

 

Page 3 du rapport intitulé "Le film Wonder"

 

Le récitant

Nous voilà au tournge de Wonder

 

Jacques Willemont

C'est toujours du n'importe quoi. Lisez.

Le 10 juin 1968 l'équipe doit aller filmer un militant de l'O.C.I.-FER, "Martial", qui n'est pas au rendez-vous. Sur le chemin du retour vers les locaux de l'IDHEC, en fin de matinée l'équipe passe devant l'usine de piles électriques WONDER à Saint-Ouen, qui est occupée, et où il avait été envisagé de filmer.

 

 

Liane Willemont

Martial, c'est lui. Le militant OCI qui dirige la grève de la S.I.D.I.  

Cette imprimerie est située rue Louis Rouquier à Levallois-Perret. Elle est à 1 km de l'IDHEC sise à Neuilly/Seine.

Pierre Bonneau a inventé ce détour vers le nord de Paris.

 

Cliquez sur l'image pour visionner l'extrait.

 

Jacques Willemont

Il est absurde de penser que nous soyons passé par Saint-Ouen, en revenant de la SIDI, à Levallois-Perret.

 

Liane Willemont

C'est vraiment une bande crétins.

 

Le récitant

Vous y allez peut-être un peu fort. Certains sont

                                                  de bons réalisateurs.

Cliquez sur l'image pour visionner le plan.

 

Jacques Willemont

OK. Ils ne sont pas crétins, mais illuminés. Illuminés par la dimension politico-religieuse de leur engagement. Lire Godelier de toute urgence.

 

Oublions ces enfantillages et faisons un peu d'histoire :

Le 10 juin, nous sommes venus à Saint-Ouen pour filmer l'occupation de Wonder.

Charles Berg, le secrétaire général de l'OCI m'avait mis en rapport avec la militante qui menait la grève dans cette usine. Je l'avais vue la veille. Sans Bonneau évidemment.

Nous ne sommes pas passés par hasard : rendez-vous avait été pris pour la fin de matinée.

 

Le choeur

Considérez-vous que la description du tourage faite dans ce rapport correspond à la réalité ?

 

Jacques Willemont

Que lit-on ?

Le matin même, après trois semaines de grève, les ouvriers de Wonder viennent de voter la reprise du travail.

Devant les portes de l'usine une ouvrière se met à protester contre la décision du matin. Après avoir fait un très bref plan général de l'usine et des gens qui attendaient, Pierre BONNEAU, caméra à l'épaule, filme la jeune femme en plan séquence jusqu'à l'appel du directeur du personnel à reprendre le travail.

 

Liane Willemont

Cela ne s'est pas passé comme cela.

 

acques Willemont

Bonneau a tourné deux plans fixes de situation. On entend les "bip" de synchronisation sur la bande son 1/4 de pouce déposée à Bois d'Arcy et numérisée à l'INA.

Eusuite, on m'entend discuter avec des ouvriers qui veulent savoir qui nous sommes.

 

 

 

 

Cliquez pour entendre es 2 mn 4 s du début de la bande son

dont les Bips de synchro à l'ancienne.

 

Liane Willemont

C'est à la suite de cet ordre que le plan séquence de Wonder a existé.

J'ai assumé la production de nombreux films pendant des anénes à l'INA aussi, pour moi, cette courte discussion en dit long sur le rôle de chacun : Bonneau tourne son plan de situation ; Jacques est le patron qui négocie et qui explique son projet de film. Il ne s'agit pas d'une coréalisation.

Je suis flatté que Jacques ait toujours écrit qu'il y a trois auteurs, il l'a écrit en 1978 dans la revuie Impact. Et il a toujours refusé qu'il y ait deux auteurs. 

"Un ou trois auteurs, mais jamais deux" Voilà ce qu'il a répété pendant 50 ans.

Il a enfin obtenu, 50 ans après, que Pierre Bonneau signe un accord dans ce sens pour la Scam.

 

 

Le récitant

A la page 3 du rapport, je lis aussi que 

Jacques WILLEMONT, présent à l'image, la suit avec le micro relié au magnétophone tenu par Liane ESTIEZ. L'équipe n'avait apporté qu'une seule boîte de pellicule de 12 minutes et le plan séquence de BONNEAU en fait 11.

 

Jacques Willemont

C'est toujours Pierre Bonneau qui ré-écrrit l'histoire.

J'avais en réserve, évidemment, d'autres boites de pellicule. Nous sommes partis parce qu'il n'y avait plus rien à faire. 

 

 

Le récitant

C'est sans fin. Je lis également que :

De retour à l'IDHEC la bobine est remise au CAC qui par un réseau mis en place par

les États généraux fait parvenir clandestinement (craignant la saisie) la bobine
impressionnée au laboratoire Meuter-Titra à Bruxelles. Quelques jours plus tard,
par les mêmes moyens, les États généraux nous remettent une copie de travail. 

 

Jacques Willemont

Pas de remarque, sinon que ... ce soir-là,  les cinéastes des Etats-Généraux du cinéma avaient décidé de tenir leur réunion dans la salle de projection de l'IDHEC.

 

Liane Willemont

J'ai proposé de faire écouter une partie de la bande-son aux personnes présentes. Je me suis rendeu en cabine de projection et j'ai lancé la bande.

 

Jacques Willemont

C'est ce qui a conduit Jacques Doniol-Valcroze a suggérer de diffuser la séquence sans plus attendre.

 

Liane Willemont

Ce qui a conduit Karmitz, ayant découvert notre existence, a nous ramener chez nous en voiture, après la réunion (nous avions la vieille Dodoche - une 2CV - de notre amie, mais peu d'essence). [voir ailleurs, l'histoire des huitres].

 

Le récitant

Continuons la lecture :

La bobine est projetée aux élèves de l'IDHEC qui décident que plutôt que d'essayer
de l'intégrer dans un film, il suffit de nettoyer les début et fin de la bobine, de
pratiquer une petite coupe, et de présenter le plan séquence de 10 minutes
comme un film autonome témoignant de la rancoeur des ouvriers à la fin de la grève.

 

Liane Willemont

La réponse a été faite plus haut : ce sont les cinéastes des Etats-Généraux qui ont "décidé" de présenter le plan séquence de 10 minutes comme un film autonome. 

Les élèves de l'IDHEC présents ont peut-être émis un avis semblable, je ne m'en souviens plus, mais Jacques a milité dans ce sens.

 

Le récitant

On continue .

Les travaux de finition (coupes et synchro) sont confiés par André GAULTIER,
responsable des salles de montage du CAC-IDHEC, à deux autres élèves,
Catherine POITEVIN et Thierry BENOIT. Cette copie de travail repart à Bruxelles
par la filière des États généraux pour conformation de l'original par Meuter-Titra qui
la renvoie, toujours par la même filière, avec une copie standard (contretypée de
l'original monté). Le film est projeté publiquement pour la première fois (sans
générique) fin juin à l'IDHEC au cours de la soirée de présentation des "films de mai"
organisée par les États généraux.

 

 

Liane Willemont

Vous remarquez que le nom de Jacques ne figure pas dans ces lignes.

Curieux. Pourtant, il y a bien fallu ...

Mais avant de continuer, voyons la bande vidéo éditée en juin 1968.

 

 

 

Cliquez pour voir et entendre

la première minute.

 

Le récitant

J'ai compris. J'ai reconnu votre voix. C'est la même que sur le film diffusé actuellement.

 

Jacques Willemont

Je n'ai rien changé. 

 

Le récitant

Question : le "rédacteur" affirme que la version de 1968 finalisée, coupée, synchronisée par André Gaultier, Catherine Poitevin et Thierry Benoit avant de repartir à Bruxelles a été réalisée sans vous.

Comment ont-ils fait ?

 

Jacques Willemont

Ce sont les prémisses de l'affaire Wonder fondée sur le mensonge.

 

Liane Willemont

Il faut être vraiment crétin pour expliquer que Jacques n'a pas assisté au montage de son film (ni Bonneau, pour info), alors que sa voix est sur la bande son.

 

Le récitant

Mais qui a écrit ce texte ? Vous le savez ?

 

Liane Willemont

Bien entendu. Allez Jacques. Ecris lui.

 

Jacques Willemont

Monsieur,

Voici en doc joint un document que Jean Lassave, l’un de vos administrés du syndicat CGT, a communiqué à la ville de La Ciotat avec l’envie évidente de me nuire.

L’effet fut réussi. Bravo. La gymnastique intellectuelle qui permet ... 

 

 

Pour lire la suite, cliquer sur l'enveloppe.

 

En attente de réponse.

 

Le récitant

Vous pensez qu'il va répondre ?

(silence)

Vous préférez ne rien dire ?

(silence)

 

Poursuivons. En bas de la page 3 et au début de la page 4, je découvre que le rédacteur (attendons de connaître son nom que Daniel Edinger connaît) porte une accusation grave contre vous. Il vous traite de voleur. Tous les deux.

 

Page 4 du rapport intitulé "Le film Wonder"

Au mois de septembre les locaux de la Porte des Ternes sont démolis pour faire place au boulevard périphérique et à la rentrée d'octobre 1968 dans des locaux provisoires dans le 17ème arrondissement Jacques WILLEMONT et Liane ESTIEZ ne sont plus là. Il semblerait qu'ils soient partis avec la copie de travail et la copie standard du film WONDER dont ils auraient vendu des droits de diffusion à la télévision finlandaise (ou à une autre télévision nordique) sans prévenir l'AGIDHEC.

 

Cliquer pour aggrandir l'image

 

Jacques  Willemont

Vous avez noté le "semblerait". Cela permet de faire marche arrière ultérieurement et de dire : "Excusez-moi, je m'étais trompé", en sachant pertinemment que le mal est fait.

On retrouve cette dialectique de l’accusation formulée par des conditionnels, tout au long d’un siècle de fascismes divers.

Des milliers, des centaines de millions, des millions probalement, d’hommes et de femmes ont eu à souffrir - nombre d'eux ont été broyés - par des gens comme le rédacteur. La lie de la société à mes yeux. Les chemises brunes, les chemises noires, les milices de toutes sortes et de toujours. Ils sont toujours présents autour de nous, à fleur de société. On les voit actuellement sourdre du paysage politique un peu partout dans le monde. Berk !

Avec des gens comme ça, dans d’autres temps, en d’autres lieux, je serais peut-être mort.

 

Le recitant

Mais pourquoi cet acharnement ?

 

Jacques  Willemont

Il faudra le demander lorsqu'on connaîtra son nom.

 

Le recitant

Allons jusqu'au bout. Vous lisez comme moi que la "Commission tournage" a décidé entre 68 et début 70 que :

- les films demeureront collectifs et sans signature
- qu'aucun film ne sera distribué dans le circuit commercial

 

Jacques  Willemont

Deux remarques : 

1 - à part les films-tracts, tous les films ayant un caractère personnel, donc un auteur, ont été "signés" un jour ou l'autre. Personnellement, j'ai mis un générique sur le film seulement en 1998, 30 ans plus tard. 

J'avais toutefois signalé, en 1978, dans le numéro "Cinémai" d' Impact (page 73) les noms des trois auteurs.

Enfin, je viens de faire signer, le 2 février 2018, à Pierre Bonneau et à Liane Estiez, un document qui stipule que nous sommes co-auteurs. Il est enregistré à la Scam.

2 - noter que le 6 octobre 1970, c'est le Président le l'AGIDHEC et, probalement de la "commission tournage" qui cède les droits commerciaux à Karmitz. J'ai nommé Daniel Édinger. Qui défait ce qu'il a promulgué 9 mois plus tôt. Normal. 

 

Le recitant

Avec la distribution par Karmitz, ils ont touchés de l'argent. 

 

Jacques  Willemont

Bof. Passons à la page 5 du rapport. 

 

 

Page 5 du rapport intitulé "Le film Wonder"

 

Jacques  Willemont

Elle concerne la "justificiation" du faux en écriture. La cession des droits de "Wonder" par Jean-Denis Bonnan à MK2 production.

Lisez. Il suffit de cliquer sur l'image.

 

Le récitant

La raison est simple. Et ils le disent.

Aucun des participants à l'équipe de tournage de WONDER n'étant à l'époque possesseur de leur carte (sous-entendu professionnele du CNC), une demande ...

 

Jacques  Willemont

Si Édinger m'avait appelé, je lui aurais signalé qu'à la même époque, je cédais mes droits d'auteur pour le film Moussem, à la société S.C.E.T production qui obtint l'autorisation de production du CNC avec Jacques Willemont à la réalisation.

Et Jacques Willemont N'AVAIT PAS DE CARTE.

Vraiment, il mérite de figurer dans mon "Académie des 40 crétins".

 

Le récitant

Vous n'êtes pas naïf ? Il ne fait que justifier le fait qu'il ne voulait pas négocier avec vous.

 

Jacques  Willemont

Normal ! J'étais symboliquement mort depuis que Sauve qui peut Trotski avait été détruit. J'étais tué une seconde fois lorsque les membres du Parti (pardon, de l'AGIDHEC) cèdent les droits à Karmitz. 

 

Le récitant

Le Bureau politique est bien là.

Jean-Denis BONAN (moniteur à l'IDHEC qui avait fait partie du groupe ARC et des États généraux) à la réalisation, de Dominique CHAPUIS (vice-président et trésorier de l'AGIDHEC) à l'image et d'André GAULTIER (membre du bureau de l'AGIDHEC) au montage.

 

Jacques  Willemont

J'aime bien la suite, au milieu d ela page 5 : 

Deux cartons furent tapés à la machine par Daniel EDINGER dans les

bureaux de M.K. 2 Productions 31 rue Tronchet, Paris 8ème, et filmés par Dominique
CHAPUIS avec la caméra 16 mm de Marin KARMITZ, en présence de celui-ci. Le
premier carton portait le texte suivant ... etc.

 

Le choeur

Cela correspond exactement à l'esprit de ceux qui savent qu'ils commettent une mauvaise action : ils deviennent méticuleux, précis, ... 

 

Jacques  Willemont

Notez qu'IL se contredit. Page 4, il est écrit :

En contrepartie Karmitz propose de [...] verser à l'AGIDHEC le pourcentage d'usage sur les recettes P.P.N. après amortissement.

Page 5 :

Aucune recette, sous quelque forme que ce soit, n'a été versée ni à l'AGIDHEC, ni à
ses mandataires, à cette occasion, ni par la suite.

Sans importance. IL n'a certainement pas demandé ce qui leur revenait.
 

Le récitant

Que fait-on du reste ?

 

Jacques  Willemont

Affichons les textes pour l'HISTOIRE. Chacun en fera ce qu'il veut. Pensez à citer la source lorsque je la communiquerai.

 

Page 6 du rapport intitulé "Le film Wonder"

 

Jacques  Willemont

Ce sont des faits. Tout est à peu près vrai. 

Corrigeons toutefois ces trois lignes :

En 1978, pour le dixième anniversaire des événements, Claude GILAIZEAU de la société Productions de la Lanterne, rassemble huit films de mai (et des États généraux) pour les présenter en salle, au Saint-Séverin, sous le titre "Mai 68 par lui-même".

 

GILAIZEAU n'a fait que recueillir le travail d'autres. Une réunion avait eu lieu chez moi avec les auteurs des huit films. Comme 7 Production, la société dirigée par Liane et qui servait à monter principalement mes projets était une société "commerciale", certains des auteurs ont préféré confier la diffusion à ... une autre société commerciale. Allez savoir.

 

Ce que je sais, c'est que Gilaizeau a profité du conflit entre Edinger et moi-même, pour gérer à sa convenance la diffusion de Wonder.

Je ne sais pas combien de copies 16 mm il a vendues - sans autorisation - mais j'en ai retrouvé une à Berlin (elle m'a été prêtée par la Cinémathèque berlinoise pour la projection du film dans le cadre du festival "Cris du monde" en 2013 à La Ciotat).

Récemment, j'ai découvert l'existence d'une autre copie au Danemark.

 

Page 7 du rapport intitulé "Le film Wonder"

 

Jacques  Willemont

Notons, cette fois-ci :

Considérant que WILLEMONT ne dispose d'aucun droit de veto sur
l'utilisation du film, ni d'aucun droit de propriété sur un film produit par un collectif, Daniel EDINGER intègre un extrait de 52" de WONDER au numéro 9 de la série "GÉNÉRATION" ("Paroles de mai" TF1 23.06.88).

 

Daniel Édinger oublie que Marin Karmitz m'a retrocédé les droits patrimoniaux du film à Jacques Willemont. 

En toute légalité. Un document enregitré au CNC en témoigne.

 

Ah ! N'oublions pas cette phrase terrible. Celle-là, je sais qu'elle est de Daniel Edinger. Il l'a écrite dans une lettre à Jean-Pierre Mast de la Scam :

Un extrait de "WONDER" de 12" identique à celui figurant dans "GÉNÉRATION" N°9 (coupes et titrage) est diffusé le 07/05/92 dans "Les années soixante-dix, années utopiques" (M6 - CB News). Didier Porte, réalisateur, et Barbara Hurel, documentaliste, reconnaissent avoir pris l'extrait dans "GÉNÉRATION" (sans l'autorisation des auteurs de "GÉNÉRATION").... Mme Liane Willemont, chef d'atelier à l'INA, leur en a donné l'autorisation contre le versement à l'association "Espaces" (présidée par Jacques Willemont) d'une somme de 5.000 francs pour cession de droits (facture datée du 25.10.91).

 

Voilà une exemple parfait de perversité. Oui, monsieur Edinger : de perversité.

Liane, pour se simplifier la vie, fait tirer une copie de l'extrait en question. 

Bon. Dans l'urgence ... Elle devait vous appeler mais, comme à cette date, vous

me faites chier depuis 23 ans, ... un acte manqué. Il vous oublie. Son rêve : vous oublier

Mais là n'est pas le prblème : c'est votre vicieuse petite phrase

Mme Liane Willemont, chef d'atelier à l'INA, leur en a donné l'autorisation contre le versement à l'association "Espaces" (présidée par Jacques Willemont) d'une somme de 5.000 francs pour cession de droits.

 

 

Non, non. Les 5 000 francs n'ont pas été accordés parce qu'elle a donné l'autorisation d’effectuer cette copie matérielle, mais pour les droits de représentation de Wonder, dont je suis depuis 1972 détenteur des droits patrimoniaux exclusifs qui m’ont été accordé par Karmitz lui-même. Droits qu’il détenait de vous, Daniel Edinger. 

Si vous ne les aviez pas cédés de manière tendancieuse à Karmitz, je ne les aurais pas aujourd’hui.

Et si Karmitz me les a cédés c’est qu’il savait qu’ils m’appartenaient. Et ce, depuis le 10 juin 1968, lorsqu’il assiste à l’audition dans la salle de projection de l’IDHEC d’une extrait de la bande son 6,35mm que Liane a lancé de la cabine de projection.

 

Laissez penser que j’ai touché 5 000 francs parce que Liane a donné une autorisation de copie matérielle est infâme.

Rappelez-moi, monsieur Daniel Édinger, de quel syndicat vous êtes le secrétaire général. Que je puisse dissuader mes jeunes collaborateurs d’y adhérer.

 

 

Digression

Ma femme a toujours regretté que nos deux fils ne soient pas, l'un médecin, l'autre avocat.

C'est la raison pour laquelle je renonce à poursuivre ceux qui me dépouillent. Et ils sont nombreux, parce que j'ai beaucoup produit et que des gens comme Édinger ne supportent pas de ne pas en avoir été l'auteur

C'est la seule explication que je conçois de la haine que me porte cet homme. Et ne me dites pas "c'est à cause de ce que tu as...".

En 1970, lorsqu'il cède le film à Karmitz, je n'ai rien fait, je n'ai rien dit.

Il aurait aimé être l'auteur de Wonder. C'est pour cela qu'il a tout fait pour m'en déposséder.

 

Rouch a fait la même chose pur le festival "L'homme regarde l'homme", devenu Cinéma du réel.

 

C'est douloureux d'être envié.

 

 

 

Page 8 du rapport intitulé "Le film Wonder"

 

Jacques  Willemont

J'aime beaucoup la conclusion :

WONDER a été produit dans des circonstances exceptionnelles (événements de mai 68 et grève du cinéma) par un collectif, l'AGIDHEC, qui avait un bureau élu. Ce collectif a fourni l'ensemble des moyens matériels et humains nécessaires au tournage et aux finitions du film et à commandé et réglé les travaux de laboratoire nécessaires pour son achèvement. Jacques WILLEMONT ne peut en aucun cas prétendre détenir seul la propriété du film et n'a pas plus de droits de propriété que les quelque quatre-vingts membres de l'AGIDHEC de juin 1968.

S'agissant d'un plan unique de reportage à l'épaule, la caméra étant tenue par
Pierre BONNEAU, il est difficile de considérer WONDER comme étant lʼoeuvre d'un
auteur-réalisateur unique, Jacques WILLEMONT. Cependant Jacques WILLEMONT 
étant incontestablement l'initiateur et l'organisateur d'un projet initial, il semble
équitable de considérer WONDER comme une oeuvre de collaboration, les coauteurs
étant à égalité Pierre BONNEAU et Jacques WILLEMONT.

 

Je rappelle pour la forme que je tournais un long métrage documentaire, Sauve qui peut Trotski, et que (je me répète) ce plan séquence a été voulu par MOI. Il a été réalisé sur mon ordre. Ce n'est plus une captation. C'est un geste esthétique.

 

Aujourd'hui.

Je suis âgé de 77 ans. Je tourne des pages ...

J'ai fait signer le 2 février dernier, le contrat qui respecte les dispositions que j'avais prises en 1978, désignant trois co-auteurs pour "Wonder". Trois co-auteurs dans l'esprit de Mai 68.

Mais je sais, et je le dis : pour ce film, il n'y avait qu'un "patron". Moi.

 

je voue aux gémonies celui, ceux, qui ont fait disparaître mon film Sauve qui peut Trotski. C'est un crime contre l'inteligence. 

Il explique que je sois resté en retrait dans toute ma vie professionelle cinématographique.

Vous avez certainement lu dans le rapport que :

- le 13 mai 1993, une projection de "Wonder" est organisée à la Scam : c'est Bonneau qui est invité.

- à Lussac en aout 1996 : même configuration.

- il y a eu aussi Brest et d'autres que j'ignore.

 

Mais il y a eu pire et, pour le raconter, j'ai créé une page : "Wonder" m'a pourri la vie

Précision : "Wonder" ET la CGT, section audiovisuelle, dirigée par Daniel Edinger.

Voir La CGT contre Willemont.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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