Titre

J.W.

7 ans 

Blanche, Germaine et Lucienne

 

 

 

L'enlèvement de Germaine.

Elle avait un peu plus de 16 ans, lorsque Adrien, mon grand-père paternel, a décidé de l'enlever parce que sa propre mère ne voulait pas de cette union. Beaucoup de gens dans le village étaient complices. 

Il l'a épousée le 2 mai 1906. Il ont eu 5 enfants dont Clotaire, mon père. 

Il a créé son magasin de "Nouveautés" à Ansauvillers. Je l'ai bien connu. J'ai vécu près d'eux.

J'évoque ce lieu dans <Jacques Willemont/14 ans>. (en préparation)

 

Je n'ai pas encore trouvé de photo de Germaine, ma grand-mère paternelle, lorsqu'elle était toute jeune. Mais je cherche.

Ici, elle est âgée de 60 ans environ, et Blanche, sa mère derrière elle, est âgée de quelque 80 ans

Celle du saccage du bistrot de "Napoléon"

En 1914, les Allemands, arrivés du Nord, traversent la Somme et l’Aisne début septembre, et atteignent rapidement Meaux, Compiègne, Clermont. Ils occupent Ansauvillers, mon village natal.

Mon arrière-grand-père, Napoléon, Adolphe, Fargeau Bodelot (1858-1916) tient le bistrot. Pour une raison que j’ai connue enfant, mais oubliée (d’où l’intérêt de ce site pour mes petits-enfants), les uhlans (des cavaliers armés d'une lance dans les armées slaves et germaniques) attachent Napoléon Bodelot à la borne Michelin installée juste en face de chez lui et saccagent son établissement. Il a tout vu. Rien pardonné.

 

Sur cette photo prise environ 15 ans plus tard, on observe Blanche, sa femme, la mère de Germaine (l'aïeule enlevée), sur le pas de sa porte. Napoléon-Adolphe est mort depuis longtemps (1916).

 

Pourquoi je parle d'eux ?

Parce que Blanche s'est beaucoup occupée de moi petit. C'était "mémélo" (BodeLOT). Sa fille Germaine était "mémémont" (WilleMONT). 

Avec ma propre mère, ce sont trois générations de femmes aux soins desquelles j'ai été confié pendant mon enfance. Hyper-protégé affectivement, je n'ai pas supporté - plus tard - la violence des rapports humains. 

 

Mes propres parents ont tenus un rôle important dans la vie de nos enfants, à Liane et à moi. J'espère que nos Léa et Sacha, nos petits-enfants exprimeront dans 20 ans, le même sentiment et que j'y serai en partie pour quelque chose.

 

Ecrit à Paris le 22 mars 2018. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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© Jacques Willemont