Le monde des Gnawa

 

En cours de rédaction.

 

 

 

 

Remerciements

(en cours de rédaction)

 

Un travail collossal a été accompli depuis 1969, ce qui représente des milliers d’heures de travail aurait dû être finalisé dans le site Ce que nous apprend l’anthropologie - Le monde des Gnawa, dans le cadre de l’UOH. 

 

Malheureusement, dans le monde des Gnawa, un vent de modernité souffle, ce qui n’est pas le cas dans le monde universitaire. J’exagère ?

C’est facile à vérifier. Consultez le site.

 

 

 

L’initiation à l’ethnologie que nous avons conçue avec Isabelle Bianquis, ancienne directrice et collègue de l’Institut d’ethnologie de Strasbourg, aujourd’hui professeur à Tours, fonctionne assez bien.

 

 

Voulez-vous que je vous fasse une rapide visite commentée ?

 

1 – Lisez le texte et écoutez-le.

2 - Pensez à cliquer sur l’image semi-animée en haut à gauche (est-ce que la vidéo s’ouvre ? Sinon, envoyez-moi un message pour me le signaler)

 

Vous avez noté :

3 – la « bibliographie » contextuelle,

4 - les « documents » (ici, un seul, la transcription du texte de la vidéo en haut à gauche),

5 – le « lexique »’, également contextuel (il y a un lexique complet dans la colonne de gauche).

 

6 – Vous pouvez changer de langue.

 

Premier problème

- Passez à l’écran 5/28.

- Utilisez l’ascenseur pour descendre jusqu’en bas du texte. Il est écrit « Afrique blanche / Afrique noire ». Cliquez sur le texte. Rien ne se passe. En effet, les données auxquelles on devrait accéder, sont dynamiques. Elles nécessitent des échanges entre l’utilisateur et la plateforme de l’UOH. Et ce n’est pas autorisé par cette plateforme informatique. C’est ce qui nous a empêché, par exemple, de créer la fonction très originale « l'ethnologue virtuel ».

(pour compenser, nous avons réalisé la version anglaise qui n’était pas prévue dans l’appel d’offre)

 

Le second problème

Il concerne les ressourcer multimédias :

7 - à la rubrique « films » vous trouverez bien les 4 films que j’ai réalisés entre 1969 et 2008, une bande annonce et un film invité.

 

8 – Par contre, seuls sept entretiens sont installés (avec une ergonomie défectueuse) et on ne trouve pas les quelques 40 entretiens réalisés entre 2010 et 2015 avec des anthropologues, des historiens, des ethnomusicologues, des psychiatres, des chefs de musiques, marocains, français, canadiens, états-uniens.

Pourquoi ? Ils étaient prévus dans la réponse à l’appel d’offre de l’UOH.

 

J’ai reçu récemment un courriel de Mohamed Boussacsou, enseignant à Marrakech et mon coréalisateur des entretiens qui m’a fait part du mécontentement très vif de tous les marocains qui nous ont consacré du temps, sans avoir le retour.

L’un d’eux vient de mourir très fâché contre nous.

 

Derrière leurs bureaux, les présidents et responsables de service d’Unistra et de l’UOH sont  bien coupés du monde. Et dire qu’on leur confie nos jeunes hommes et nos jeunes femmes pour qu’ils les préparent à affronter le monde de demain.

Ah ! Je rigole. Jaune !

 

   

Que faire face à cette atonie ?

 

Je n’ai jamais pu parler directement avec Bernard Michon, l’ancien directeur de l’UOH afin d'évoquer ces questions. Alors que nous trouvions souvent à moins de 200 mètres l’un de l’autre sur le Campus de l’université de Strasbourg.

 

Que vous soyez enseignant ou étudiant, un problème de cet ordre devrait vous interpeler. Aussi, je vais tenter d'obtenir une explication, pour éviter qu'un jour, vous-même par maladresse, vous vous retrouviez dans une situation semblable.

 

Un nouveau directeur vient d’être nommé. Que pensez-vous de l’idée de lui demander pourquoi les 40 entretiens ne sont pas en ligne ?

 

Je commence. Voilà l’email que je lui envoie aujour'dhui 19 février 2018.

 

Monsieur Olivier Haemmerle, directeur de l’UOH,

Je suis fréquemment interrogé sur les raisons pour lesquelles les 40 entretiens que j’ai filmés, montés et sous-titrés de 2010 à 2015, ne sont pas en ligne sur le site Ce que nous prend l’anthropologie.

Ces questions proviennent généralement des quelque quarante historiens, anthropologues, psychologues, psychiatres, chefs de musiques marocains, français, canadiens, états-uniens qui ont collaboré au projet.

Les universitaires strasbourgeois (Isabelle Bianquis, David Le Breton, Simon Knaebel, Gaëlle Lacaze …), mais également Maurice Godelier, ancien directeur du CNRS, médaille d’Or, qui ont apporté des contributions se sentent également abusés.

Que puis-je leur dire ? Leurs entretiens seront-ils un jour en ligne ?

Respectueusement.

 

Enplacement pour la réponse.

 

 

 

 

 

Pour en finir, avant de poursuivre.

 

S'il ne répond pas, je vous invite à lui adresser vous-même un message.

Peut-être qu'il vous répondra.

 

Cliquer ici pour envoyer l'email.

 

 

Poursuivons

 

1969 : les musiciens se préparent pour la derdeba organisée par le Moqqadem Al Ayachi..

 

J'ai découvert le monde des Gnawa en 1969.

Liane et moi accompagnions l'ethnologue Viviana Paques pour tourner deux films dans la région de Marrakech.

Ces deux films figurent dans mes archives :

- Moussem (voir extraits ci-dessous)

- Derdeba (en préparation)

 

Liane m'a photographié en avril 69

dans les rues de Tameslhot.

 

Et, un peu plus tard dans la journée, 

j'ai photographié Liane qui enregistrait

l'entretien de Viviana Paques avec

Al Ayachi, son principal informateur.

 

 

 

 

 

Film Moussem

Résumé : Deux moussem jumeaux sont organisés chaque année par les chorfa (les descendants du prophète) de Tamesloht dans la plaine et de Moulay Brahim dans la montagne où une chamelle est sacrifiée.
Ces cérémonies constituent des forêts de symboles que l’anthropologue Viviana Paques met en lumière.

 

 

 

 

Le sacrifice symbolique des deux chamelles du Moussem de Tamesloht.

Cette séquence est l’une des plus intéressantes du film. Elle constitue aujourd'hui un document patrimonial, puisque ce rituel n’existe plus. Sa disparition est due aux oulamas (les docteurs de la loi coranique).

Consulter la séquence. (lien)

 

 

 

 

Le sacrifice de la chamelle à Moulay Brahim.

Cette séquence, comme vous pouvez le constater, est plutôt "brutale". La chamelle est décapitée sur place, puis la tête est emportée par des jeunes gens qui la tirent à l’aide de cordes fixées sur les naseaux.

Elle doit arriver en bas de la montagne « encore frémissante ».

Ce rituel filmé par moi en 1969 a beaucoup évolué. Comme les pèlerins prélèvent des morceaux de poil ou du sang pour la baraka, les oulamas – toujours eux - ont modéré autant qu’il était possible la dimension « traditionnelle » du rituel. J’ai assisté trois fois à cette fête entre 2 000 et 2012. Dorénavant, les pompiers nettoient la place après la décapitation. Parfois la tête est conservée sur place. Une autre fois, elle est conduite en 4x4 en bas de montagne.

Les pèlerins souhaitent que ce rituel se perpétue puisqu’il est censé être bénéfique pour les récoltes, pour la santé. Les gens de la zaouïa en tirent profit. Mais une partie de la population s’émeut de voir tuer brutalement un animal.

Ainsi, une certaine Kenza Soulaymani, diplômée en journalisme et communication, prétendue fervente admiratrice de la Grèce antique dénonce cette Sauvagerie sanguinaire, insulte à la civilisation du 21 ème siècle et affront à la moralité humaine.

Comme ce n’est pas une très bonne journaliste, elle ne vérifie pas ses sources et elle écrit : "- Des pèlerins tuent sauvagement à la hache un chameau pour ensuite le dévorer tout cru". 

Ce n’est pas vrai, évidemment. C’est un « boucher » particulier qui coupe la tête. Et la viande n’est pas partagée. Donc, pas de « dévoration tout cru » de la bête.

Autre remarque, je ne sais pas si cette jeune « journaliste » est croyante et si elle sacrifie le mouton à l’Aïd qui perpétue le sacrifice d’Ibrahim, mais l’égorgement de centaines de milliers de moutons, voire de millions de moutons, le même jour est aussi « brutal » qu’un égorgement de chamelle.

Ceci dit, je ne prends pas partie, mais je ne présente pas la séquence vidéo que j’ai tournée en 1969, parce que j’évite de faire du spectaculaire sur le Net.

 

 

 

Je suis revenu chez Al Ayachi en 1988.

A la demande de Viviana Paques. Elle disposait de deux caméras vidéo Bétacam et d'une équipe complète, fournies par un producteur qui souhaitait faire réaliser un film sur la chanteuse marrakchi xxx.

 

 

 

Photo de xxx dans le bassin du jardin

de Viviana Paques : amusant, non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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© Jacques Willemont