Goldorak

 

 

 

Pshiiit ! Un petit coup d'anti-mythe

 

Éléonore

Jacques, j'ai un problème. Je suis tombé sur une vidéo où j’ai vu un certain Alexandre Huchez prétendre que c’est son papa, Bruno Huchez qui, après des efforts incommensurables, a réussi à importer Goldorak en France en 1977. Je t’envoie le lien  …

 

Jacques (Jacques Willemont plus précisément)

Laisse-moi regarder ...

 

 

 

 

Oui. Je sais. C'est un mythe écrit par le récipiendaire lui-même. 

 

Éléonore

Tu m'avais dit que …

 

Jacques

Je sais très bien ce que je t'ai dit : je suis le "crétin" qui a eu en main les droits d'exploitation de Mazinger Z / Goldorak et qui les a laissés d'envoler.

 

Éléonore

Dommage pour vous. Vous n'aviez qu'à naître dans une famille aristocratique comme cet Huchez. 

 

Jacques

Vous avez raison Éléonore. L'argent va à l'argent. 

 

Éléonore

Vous connaissez très bien, n'est-ce pas, l'histoire de Goldorak ?.

 

Jacques

Les premiers temps surtout. Je peux effet vous en révèler les dessous lointains.

Pour commencer, si cela vous intéresse, et puisque vous me parlez d’Alexandre Huchez, savez-vous pourquoi il se prénomme justement « Alexandre » ?

 

Éléonore

Comment voulez-vous que je le sache ?

 

Jacques

Cela tient probablement au fait qu’en décembre 1976, je faisais une partie de baby-foot avec son père, Bruno Huchez, dans un bistrot, sauf erreur, au coin de la rue Ventadour et des Petits champs. Près de l’Opéra. Si je ne me trompe pas ... (il a changé d'aspect)

Pendant la partie, je lui ai parlé de mon fils, Alexandre, dont c’était le premier anniversaire. Il a flashé immédiatement sur ce prénom

 

Éléonore

Attendez, je vérifie … Ça colle : son fils est né en 1977.

 

Jacques

Grand bien lui fasse, parce qu'il y a beaucoup d’autres choses qui, à l'inverse,

"ne collent pas" comme tu dis.

 

Éléonore

À ce sujet, avant que vous m'expliquiez ce que vous faisais avec Bruno Huchez en décembre 76, je vous envoie le lien d'une autre vidéo. Ce coup-ci, c’est papa Huchez qui parle.

 

Jacques

Attendez une minute, je clique et je visionne ...

 

 

 

 

 

 

Hola ! Il a l'air bien fatigué. Ça doit être usant d'avoit à dépenser tout le fric qu'il a dû toucher. J'aime bien le coup de la lavallière, mais il faut oser. 

Je ne sais pas si 40 ans après notre rencontre, j'ai envie de le revoir ...

 

Éléonore

Vous ne le pourrez pas de toute manière, parce qu'il est mort. Il y a deux ans déjà ...

 

Jacques 

Paix à ses cendres. Dommage, il ne pourra plus vous expliquer pourquoi nous faisions des parties de baby-foot fin 76, près de l'Opéra ? 

 

Éléonore

Vous. Dites-le moi.

 

Jacques 

Parce que son burea était juste à côté. Rue Ventadour. Il ne pourra pas vous dire non plus pourquoi il nous a rejoints au Mifed à Milan, en avril 1977 ?

 

Éléonore

C'est quoi le Mifed ?

 

Jacques 

Un marché du film de télévision.

 

Éléonore

Et c'est qui les "nous" qu'il a rejoints ?

 

Jacques 

Liane, ma femme, présidente de la société 7 production et directrice de la filiale Aditec, Pierrette Burg-Ominetti et moi.

 

Éléonore

Que faisiez-vous là-bas ?

 

Jacques 

Je vais vous expliquer tout cela, mais d'abord, une troisième question : pourquoi monsieur Bruno Huchez a-t-il adressé le 2 mai 1977, le courrier ci-dessous, à la société Aditec dirigée par ma femme  ?

 

Il suffit de cliquer pour lire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Éléonore

Ah, oui. Là ça ne colle plus, ... mais il s'agit de Mazinger Z, pas de Goldorak.

 

Jacques 

Mazinger Z, c'était le nom d'une des séries d'animation de grands robots de la société japonaise Toei. Il y avait aussi Grendizer.

"Goldorak", ce sont les français qui lui ont donné ce nom là.

 

Éléonore

Résumons. Commençons par ce foutu contrat ...

 

Jacques 

J'avais un contrat d'exclusivité pour Mazinger Z dans les pays francophones et une option préférentielle pour les autres séries de Toei et le reste de l'Europe, Grendizer compris.

 

Éléonore

Qui vous avait signé ce contrat ?

 

Jacques 

Marubeni France. 4, rue Ventadour à Paris. La banque japonaise Marubeni représentait Toei, le producteur des séries de dessins animés.

 

Éléonore

Et qui gérait le dossier à Marubeni ?

 

Jacques 

Celui qui a signé la lettre du 2 mai 1976. Celui que je qualifie de GROS MENTEUR.

Je dirais bien "mythomane", mais c'est un mot qui fâche. Se faire appeler "Gros menteur" ... on dit : bof ! Mais mythomane", c'est différent. Cela relève de la psychiatrie.

 

Éléonore

Mais tout le monde dit et répète que c'est lui l'homme qui au prix "d'efforts incommensurables" a importé Goldorak en France en 1977.

 

Jacques 

Et pourtant Bruno Huchez est UN GROS MENTEUR et ceux qui le répètent des imbéciles.

 

Éléonore

Et pourquoi ce ne serait pas TOI le gros menteur ?

 

Jacques 

Avez-vous remarqué que vous me tutoyez ? On tutoie toujours les malfaiteurs, les crapules, les diffamateurs, …

Je répète une troisième fois : Bruno Huchez est UN GROS MENTEUR. Point !

 

Éléonore

Bon, on a compris. Mais c'est facile de le dire. Moins de le prouver. Parce que, finalement, cette lette ne dit pas grand chose. Avez-vous encore le contrat ? 

 

Jacques 

Éléonore, soyez raisonnable. Le contrat a été signé il y a 40 ans. Vous n'étiez même pas née. Votre mère devait avoir encore des couettes. Et j'ai beaucoup vécu depuis.

Je vais toutefois satisfaire votre incommensurable curiosité.

Des preuves ! Des preuves ! Je veux bien, mais c’est très vexant. Vous me connaissez. Vous savez que je ne mens jamais.

 

Éléonore

Ce n'est pas pour moi, mais pour les autres. 

 

Jacques 

OK. Puisque "tribunal" il y a ... Regardez cet email. Je l'ai reçu il y a quelques mois, le 15 décembre 2017 exactement, un courriel ainsi libellé.

« Bonjour Jacques, Tu ne t'étais pas trompé. Quelques décennies d'avance peut-être... J'espère que tu vas bien, ainsi que Liane. … ».

Ce document ci-dessous était joint. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Éléonore

Qui vous a envoyé ce courriel ? Qui vous complimente "sur votre flair" ?

 

Jacques

Pierrette Burg, née Ominetti. La jeune femme qui était avec nous au Mifed en avril 1977. Celle qui a rencontré Huchez là-bas. Mais surtout, la future distinguée directrice déléguée à la coordination des programmes et de la production. Ce n'est pas rien. Cela vous en bouche un coin.

 

Éléonore

Si je l'appelle, elle devrait tout confirmer.

 

Jacques

Oui. Elle vous dira aussi qu'elle fut la gérante d'ADITEC pendant quelques mois.

La société à laquelle Huchez adresse le 2 mai 1977 la lettre qui figure un peu plus haut.

 

Éléonore

Si elle confirme, je pourrais aussi traiter Bruno Huchez de GROS MENTEUR. 

 

Jacques

Si ça vous amuse.

Voulez-vous en savoir plus ? Voulez-vous la suite ? Si oui : Allons-y !

 

 

 

 

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© Jacques Willemont