"Cris ...

... du monde" - festival de cinéma

 

 

Pour commencer, un "cri". Un seul. Celui du fondateur du festival.

Jacques Willemont est le fondateur du festival "Cris du Monde".

En 2010, il a proposé à MP2013 Capitale européenne de la culture et à la Ville de La Ciotat, par l'intermédiaire de Jean-Michel Fredon, de créer un festival "sur mesure",

un festival consacré au plan-séquence, à l'occasion de l’inauguration de l'EDEN restauré par MP2013.

 

Le festival a eu lieu. Cela s'est très bien passé. Télécharger le programme.

 

Mais il y a eu le "cri". Pourquoi ?

(il est écrit : "La dernière minute d'un festival dont les partenaires ont été misérables : d'où le CRI, pour ne pas lancer des injures".

 

 

 

Pourquoi ce cri, alors ?

Tout est dit sur le fac-similé du DVD vidéo que Jacques Willemont envoie à tous ceux qui ont été concernés par le festival : CNC, Institut français, institutions et entreprises partenaires, membres du Comité de soutien et bien entendu réalisateurs participants au festival.

Je signale poliment que la Ville de La Ciotat lui doit toujours 5 671,52 € : il s'agit des avances de trésorerie qu'il a effectuées personnellement. A la demande expresse de l'équipe Cinéma de la Ville qui avait des problèmes internes.

 

 

Cliquez sur l'image pour l'aggrandir et,

ainsi pouvoir LIRE LE TEXTE.

Édifiant.

 

 

Éléonore

C'est quoi, ce Comité de soutien que j'ai découvert dans le programme ?

 

Réponse

Cela avait vraiment de la gueule. Vous imaginez une vingtaine parmi les plus grandes figures du cinéma mondial autour de vous, pour le lancement d'un petit festival de province.

Aucun festival n'a connu un tel soutien pour sa première édition : visionner - https://vimeo.com/260887772

Encore merci à tous les membres du Comité.

 

 

Sachant la manière dont s'est comportée la Ville de La Ciotat

 je considère que ce fantastique Comité de soutien,

c'est de la confiture pour les cochons.

 

 

 

 

De même, la Ville de La Ciotat ne mérite pas une telle salle.

 

 

Éléonore

Mais que fait Jean-Michel Frodon dans cette affaire ?

 

Réponse

Émail de Jacques Willemont à Jean-Michel Frodon, le 19 octobre 2010 

"Cris", tel est le titre du festival intermittent que je compte créer.

Ai besoin de votre avis, peut-être de votre soutien, peut-être de votre participation.

 

Le concept du festival, le titre (il évoluera), l'idée du plan-séquence, l'initiative est du fait de Jacques Willemont. Mais Frodon n'a pas été seulement un intermédiaire avec l'équipe cinéma de La Ciotat. C'est quelqu'un de talentueux. Il possède un carnet d'adresses fabuleux (le comité de soutien lui doit beaucoup).

Il est dommage qu'il ne connaisse pas les mots "nous" et "notre". Il disait toujours "mon" festival. Dès que j'avais le dos tourné. C'était très agaçant.

Ainsi, Marie Bonnel, directrice de l'audiovisuel extérieur au ministère des Affaires étrangères et européennes que je rencontre à Cannes, me félicite :

"- Merci d’aider Jean-Michel Frodon pour SON festival ..."

J'ai préféré en rire.

 

Plus fantastique encore : Emmanuelle Ferrari, responsable de l'équipe cinéma de la Ville de la Ciotat pensait également - un mois avant le début du festival - que Jean-Michel Frodon était à l'origine de tout. 

C'est peut-être pour cette raison, que l'équipe cinéma de La Ciotat me manque gravement de respect.

Il faut que j'apprenne à dire "mon". Comme Frodon.

 

 

 

Éléonore

Pourquoi n'avez-vous pas fait du chantage, puisque c'est vous qui disposiez de tous les films quelques jours avant le festival ?

 

Réponse

Ce n'est pas mon genre. Mais dans le bureau du Maire, ils m'en pensaient capable.

Ce sont de mauvaises gens. Comme j'écrivais au Maire pour obtenir mon remboursement avant le festival, voilà ce qu'il a fait faire :

Email d'Emmanuelle Ferrari à Jacques Willemont, le 17/11/2013).

« Sérieusement Jacques j'espère que tu vas venir, tu sais très bien que tu vas repartir avec tout ton remboursement.

C'est moi qui subit les conséauences de tes mails au Maire : le directeur du cabinet m'a téléphoné pour me signifier que si je ne calmais pas le jeu il ne me faisait plus confiance ; entre les mots c'est ce qu'il fallait entendre. Moi j'ai besoin de continuer à travailler et parmi toutes les actions que j'ai montées si ce festival que j'ai accepté devait me couler pour mon court avenir professionnel ce serait terrible. »

Comme je dis : ce sont de mauvaises gens.

 

Éléonore

Et MP2013 ? Les avez-vous contactés.

 

Réponse

Oui, mais Jean-François Chougnet, le président de MP2013 ne répondait jamais. Sauf une fois. Je vous transmets les deux textes de l'échange, parce que c'est drôle ...

Enfin, je me suis forcé à en rire !

Email de Jacques Willemont à Jean-François Chougnet, le 19/11/2013.

Monsieur Chougnet, bonjour

L’équipe du Festival est en émoi, parce mes courriers qualifiés d’insolents occasionneraient, parait-il, votre désaffection de l’inauguration qui aura lieu demain soir.

Je les ai rassurés en leur faisant remarquer que si j’avais une quelconque importance, vous-même ou votre chef de cabinet aurait pris la peine de m’adresser une réponse civile dès mon premier courrier.

A ce propos, je me permets de porter à votre connaissance une remarque étrange qui m’a été faite lorsque j’ai fait état de ce point de vue : “Ces gens-là ne répondent pas” m’a-t-on dit.

L’anthropologue que je suis a eu immédiatement envie, dans la lignée “Des héritiers” de Bourdieu, d’écrire un ouvrage ou de préparer un film dont le titre serait “Ces gens-là !”

Donnez-moi raison, venez, j’aurais plaisir à saluer un homme qui, s’il n’est pas courtois et compréhensif, a un CV très honorable, et dont la seule faute est d’avoir permis qu’on nous sucre ces 20.000 euros qui nous manquent cruellement aujourd’hui. Il n’y aura probablement pas de 2ème édition du Festival à cause de cette ponction.

Cordialement.

 

Jean-François Chougnet m’a répondu. Il n'a pas dû aimer le "ces gens-là", lui qui roule, parait-il, en 2CV Citroën.

 

Email de Jean-François Chougnet à Jacques Willemont, le 19/11/2013.

Cher Monsieur, Rassurez-vous, je ne peux me rendre à La Ciotat demain, en raison d'un engagement antérieur à Marseille. Bien à vous.

 

Cela m'était égal qu'il vienne ou pas, mais j'aurais aimé pouvoir lui signaler que j’avais déjà tapé à sa porte. Il était alors à la RMN. J'avais eu à faire avec l'une de ces "péronnelles" (1) dont il aime s’entourer. Elle régnait sur l'édition multimédia culturelle par la violence.

Même combat à Marseille-La Ciotat. Grand patrons, surtout du public, expliquez à vos jeunes "pérons" et "péronnelles", que dire "non" à tout et couper à la serpe dans des budgets ne démontre pas leur efficacité. 

J'ai vu un njour un reportage sur l'université de Compiègne qui formait - disait le professeur - les "tueurs" dont on a beaoin pour gagner la guerre économique de demain.

Admettons que ce soit en partie nécessaire. Et j'en doute. Mais il y a une erreur grave de casting, lorsque ces méthodes sont employées pour créer des CD-Rom sur l'art (RMN) ou faire aboutir un festival de films de courts métrages (La Ciotat) ...

 

Qui se croient-elles ?  Où sont-elles que je fasse un détour si néccessaire, poir ne pas retomber dessus.

 

(1) C’est Michel Cornille, nouveau président de l’Eden qui qualifie ainsi les assistantes du PDG de MP2013.

 

Éléonore

Pourquoi n'y-a-t-il pas eu de seconde édition?

 

Réponse

Cela mérite d'être rapporté. La Ciotat n'avait pas les reins assez solides. Sans MP2013, le festival n'aurait même pas eu lieu en 2013. Le choix de La Ciotat nous a conduits dans un piège. A tous les niveaux.

Nous devions le monter à Strasbourg mais, semble-t-il, quelqu’un à La Ciotat a agi pour que cela ne se fasse pas.

La médiocrité encrasse tous les moteurs de la création dans le monde.

 

Éléonore

Envie de le relancer ?

 

Réponse

Il faudra venir me chercher. Et "chat échaudé" ...

 

 

 

 

 

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