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Lascaux

 

L'homme de Lascaux

 

Henri Breuil

 

 

 

 

Pour l"Homme de Lascaux", c’est lui qui a commencé.

 

Connaissez-vous l’histoire de "La découverte de Lascaux". C’est le titre d’un module de "En savoir +" du programme transmédia "Lascaux, au-delà des images" que Jacques Willemont réalise.

 

Pour résumer

8 septembre 1940

Découverte d’un trou qui pourrait bien conduite au souterrain mythique du Château de Montignac.

 

12 septembre

Découverte de la grotte par quatre jeunes gens : xxx

Jours suivants : découverte du Puits, premiers visiteurs : des frères, des copains, …

 

16 septembre

Léon Laval, ancien instituteur des « inventeurs » et archéologue amateur est averti. Il entre à son tour dans la grotte. Convaincu de l’ancienneté des peintures, il fait prévenir Henri Breuil, réfugiée dans la région.

 

21 septembre

Après quelques hésitations, Henri Breuil fait le voyage à Montignac et il visite la grotte pendant trois jours (la photo aurait été prise plus tard).

 

11 octobre

Henri Breuil révèle la "Découverte d'une remarquable grotte ornée, au domaine de Lascaux, Montignac (Dordogne)" à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. (consulter le texte du compte-rendu).

 

Ce compte-rendu fige l'attribution culturelle et la description de la grotte.

Les noms des "inventeurs" sont partiellement erronés. Ravidat, Marsal et Cuencas, étaient bien là, mais ni Queroy, ni Estregil (Estreguil en fait).

Il évoque des "paillotes" semblables à celles d'Altamira (est-ce de la "hutte" qu'il s'agit ? et on ne parle plus de "paillotes" à Altamira). Il voit aussi des "flèches magiques" partout.

Pour la datation stylistique  – sur lequel nous reviendrons dans « Hypothèse / Thèse » - il attribue tout l’ensemble de Lascaux à un art antérieur au Magdalénien et au Solutréen et postérieur à l’Aurignacien. Donc, à celui du Périgourdin dont Peyrony qui l’accompagne dans la visite de la grotte, est l’inventeur du nom.

 

Le Puits

Dans cette communication, Henri Breuil décrivait la scène du Puits de cette manière :

"Le fond du Puits possède un groupe plus exceptionnel : à gauche un rhinocéros noir s’éloigne au petit pas : au centre, en rouge, un homme semi-schématique git à côté d’une sagaie et d’un propulseur : à droite un bison bistre à contours noirs, le contemple et semble perdre ses entrailles comme un cheval de corrida éventré. Il s’agit probablement de la figuration d’un drame préhistorique. Près de l’homme, un oiseau est perché sur un piquet".

 

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Pour la rédaction de son ouvrage, Jean-Loïc Le Quellec a commis un travail de recherche documentaire remarquable.

Au point d’entendre le 5 mars 1917 sur France-Culture la rediffusion d’un entretien radiophonique avec Henri Breuil réalisé d’après lui en 1941 (recherche faite, il s’agit d’une émission de l'ORTF, chaîne indéterminée, du 5 septembre 1952).

Il a retranscrit partiellement cet entretien (l'écouter):

« Dans le coin [ ... ] se trouve un puits de sept mètres de profondeur au fond duquel une fresque plus limitée existe, représentant un homme tombé mort sur le dos, ayant laissé tomber à ses côtés le propulseur à crochet dont il s'était servi pour jeter sur un bison une sagaie, qui l'avait certainement blessé, et le bison est devant lui, lui faisant les cornes, si je puis dire, mais ne courant pas, car il a été éventré - et je ne pense pas qu'un simple coup de sagaie puisse obtenir ce résultat i je pense que, à gauche, se trouve un troisième acteur: le rhinocéros à toison laineuse qui s'écarte de ces deux autres acteurs, et qui est probablement l'auteur de la mort de l'homme et de l'éventrement du bison ; il s'en va, tranquillement, l'air tout à fait satisfait du travail réalisé ».

 

La seconde communication d’Henri Breuil à l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, de 1941.

Elle est étrangement intitulée Une Altamira française : la caverne de Lascaux à Montignac (Dordogne).

Ce titre semble témoigner de la prévalence d’Altamira à cette époque dans l’art pariétal. Curieux.

Pour lire la partie de cette communication qui concerne la scène du Puits : cliquer ici.

Pour lire l’ensemble de la communication, cliquez là.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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