Ce que je lui dois ?

Son soutien lors de la mise en oeuvre de la 4ème - et dernière - édition du festival L'homme regarde l'homme.

 

La BPI de Beaubourg m'avait congédié, prenant prétexte de la dénonciation calomnieuse de Jean Rouch et Vincent Blanchet

(tout le monde savait que leurs allégations étaient fausses. Mais les frileux s’en sont lavé les mains, comme toujours dans de telles situations).

 

Pas Joris Ivens. Pourtant il connaissait bien Rouch. Marceline Loridan tenait son propre rôle dans "Chronique d'un été", le film dit de "cinéma vérité" de Jean Rouch, justement, et Edgar Morin.

Pour consulter la catalogue

 

Je connaissais Joris Ivens pour l’avoir croisé lors de projections de films. Le plus souvent, des films qui témoignaient de l’esprit critique de leurs réalisateurs. Sur les plans politiques ou sociaux.

L’édition de Cinémai68 qui accompagnait la rétrospective en 1978 des films de Mai 68, avait rappelé aux oublieux que j’étais l’auteur de La reprise du travail aux usines Wonder.

 

Joris Ivens nous a soutenu ... et conseillé pour le choix des films par exemple.

Il figure pour cette raison à la page 4 du catalogue du festival avec Guy Allombert (revue Image et son), Olivier Barrot (Maison des arts et de la culture de  Créteil, notre premier partenaire) Pierre Corset (Institut national de l'audiovisuel), Robert Grelier (revue Jeune cinéma), Corinne Mac Mullin (revue Cinématon), Jacques Meunier (journal Le Monde), Georges Rouquier (le réalisateur de Farrebique et Biquefarre) et Basil Wrigh, membre du jury (consulter l'article sur Wright et un article de Pilard sur le cinéma documentaire anglais dans le catalogue de festival).

La présence conjointe de Joris Ivens et Basil Wright donnait au festival une tonalité remarquable parce qu’ils se connaissaient depuis longtemps et qu’ils privilégiaient le même type de cinéma.

 

Conférénce de "World Union of documentary films" en 1948 à Varsovie : Basil Wright (on the left), Elmar Klos, Joris Ivens and Jerzy Toeplitz.

 

Je ne sais plus si Joris Ivens participait au jury ? Il me semble que oui, mais c'est loin tout cela. 

Par contre, je me souviens qu’il a comparé le "combat" entre Beaubourg et nous, à celui mythique de Goliath et David.

Sa référence était incomplète. Il a oublié de dire que la "fronde" de David avait été trafiquée, ce qui va provoquer la disparition de "L'homme regarde l'homme".

 

Si vous voulez en savoir plus, cliquez sur La disparition de "L'homme regarde l'homme"

(j'y imagine - fantasme - Joris Ivens intervenant le 22 mars 2018 lorsque j'impose ma présence le soir de l'inauguration du 4Oème "Cinema du réel").

 

Il est dommage que je crois pas à une vie après la mort, parce que, cher Joris, ma part de vie arrivant à son terme, j'aurais pu vous donner rendez-vous.

Et cette fois-ci, j'aurais tout fait pour garder le contact et mériter votre amitié.  

 

 

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© Jacques Willemont